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Séminaire de la rentrée Imprimer Envoyer
Comment unifier les tâches de communication au sein du SI ?

Que vous soyez responsable éditique, chargé d’études au sein de l’informatique, responsable de la communication ou du marketing ou responsable de la relation client cette journée consacrée à la gestion de la communication client devrait vous passionner.

Au delà du concept du Customer Communication Management, vous découvrirez comment pratiquement synchroniser et harmoniser les différents logiciels et outils de communication au sein du système d’informations.

Des experts

  • Gabriel Brès, vous livrera sa vue  sur l’industrialisation du document.  Gabriel Brès, membre du conseil d’administration d’Xplor France, est probablement un des meilleurs experts français du domaine.
  • Nicolas Michellod, analyste du cabinet CELENT, dressera un panorama de la Gestion de la Communication Client au sein des Assurances européennes.
  • Svetlana Juin, directrice du Bureau van Dijk, vous décrira ce que doit comporter un vrai outil  ECM et les avantages pour l’entreprise.
  • Vincent Ducrey, conseiller internet auprès du gouvernement, traitera de la communication d’influence. Vincent Ducrey est un expert en management de l’information, spécialisé dans sa propagation en temps réel.


Des retours d’expériences


  • Comment un hub de communication pilote l’éditique pour servir des courtiers en assurance ? (Allianz)
  • Comment l’harmonisation et la gestion des courriers égrenés permettent de valoriser l’image de la banque et  mieux servir sa clientèle ? (BNP Paribas)
  • Comment mettre fin au syndrome de la Ford T (une seule couleur, un seul modèle) ? Une gestion optimale des crédits hypothécaires – multi-enseignes, multi-langues. (Stater – ABN AMRO)
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Au pied de la Tour Eiffel dans les salons des Yachts de Paris – Port de Javel.

Quand

Le mardi 21 septembre de 9h30 à 16h30

Agenda

Inscription



A votre disposition l'intervention du Professeur C. Benavent sur "le grand livre de l'internet" , lors de la remise du Palmarès 2009 .

Lors du FAN 09, nous avons animé un atelier sur le thème du document dans un contexte de crise . Cette présentation est à votre disposition et peut également faire l'objet d'un webinar à la demande. 


Le Grand Livre de l'Internet


L'internet est un grand livre, un livre documentaire, une bibliothèque qui serait devenue un seul livre, comme si tous les feuillets avaient trouvé une même reliure. Mais notre relieur est fou et n'a pas penser à y mettre de l'ordre, à classer, à ranger, ordonner, mettre en forme, c'est ce à quoi s'attachent des milliers d'éditeurs, des milliers d'archivistes, des millions de lecteurs.

L'internet est un grand livre, un livre qui se lit. Cela est si évident qu'on oublie que le rapport premier au web est celui de la lecture. Jamais la langue écrite n'aura été autant présente, même si elle est souvent phatique, et manque de style. Comme le livre ne se réduit pas au roman, la lecture du net n'est pas que suivre des histoires. Elle est documentaire, historique, factuelle, distractive, administrative, secrète, intime, dialogique, active, superficielle, elle est tout ce que peut être la lecture, et plus encore car sautant d'un texte à l'autre, revenant et arrière et allant au delà, elle parcourt un espace bien plus grand que celui des livres. Ceux-ci ne sont plus que des chapitres d'un immense recueil. Mais qu'est-ce la lecture?   

La littérature a apporté beaucoup avec la théorie de la réception et l'école de Constance, en faisant du lecteur le centre de l'analyse, repensant la lecture moins que comme le décryptage d'un texte, un décodage, mais la réinvention, la réécriture mentale de celui-ci, qui engage l'imaginaire et les savoirs du lecteur. Nul n'est point de dire qu'un livre n'est jamais terminé, il reste ouvert aux autres, et se poursuit dans le sens qu'y ajoute le lecteur. Le livre n'est qu'un possible dans lequel s'engage son sujet, une partition dont on saute ou l'on rajoute les notes.   

Cette perspective permet de comprendre certaines transformations de la chaine de valeur de l'industrie du livre. A l'image de la musique, du cinéma, la digitalisation des contenus déplace les maillons forts de la chaîne, Le plus notable est celui de l'édition. Ce métier roi issu de l'imprimerie et de la typographie s'efface peu à peu au profit de l'auteur du moins de certains auteurs, mais surtout du distributeur. L'auteur, lorsqu'il est fameux retrouve la valeur qu'il n'aurait jamais du perdre en rétablissant un lien direct avec son lecteur – Paolo Coehlo diffuse sur son site les pages de ses livres -, et fussent-ils confidentiels, ils n'en sont plus à payer de leur poche pour être édité, les pages d'un blog suffit à leur gloire. Depuis longtemps les libraires, artisans sourcilleux de la lecture, se battent contre la concentration des chaînes, des titres, et des auteurs, mais les marges reviennent à ceux qui s'appuyant sur le faible nombre de tirages importants, concentrent les ventes et imposent leurs prix. 

Toute la chaîne est désormais frappée par le triple évènement de la fondation d'Amazon, de l'émergence du e-book, et du programme de numérisation de Google. On rêve désormais d'exploiter la longue traîne par la résurgence des fonds oubliés, on espère de l'édition à la demande d'éviter les calamités du pilon, on fantasme sur cette bibliothèque qui tient dans la main et qu'on entraîne dans ses promenade, on s'inquiète de ce que le livre ne vaut que par l'attention qu'il attire, on bataille déjà pour contrôler ce qui n'appartient à personne en particulier mais à l'humanité dans son ensemble, mais on ne prend pas garde à ce qui fait la valeur du livre, simplement sa lecture qu'elle soit sur un écran, une feuille de papier, un vélin ou une photocopie.


Qu'est-ce lire? Non pas déchiffrer, même si c'est nécessaire. Lire c'est réinventer, critiquer, discuter, classer, indexer, feuilleter, consulter tel autre ouvrage qui nous semble comparable, vérifier tel mot rare dans un lexique, écorner les pages ou simplement les marquer, annoter, souligner, recopier, en parler à ses proches, référencer dans un article, commenter ici et là. Le ranger dans la bibliothèque, le donner à un ami, parfois le perdre, parfois le redécouvrir.

Et lit-on un livre à la fois? Rarement c'est une pile qu'on a sur la table de chevet et celle du salon, car les livres se répondent, et s'ils semblent parfois solitaires, ils sont souvent solidaires.   


Et les techniques qui sont déjà là, à l'évidence vont participer à la lecture. Quand remontant en arrière dans le roman nous cherchons à nous souvenir d'un évènement, imaginons qu'un seul mot nous fasse revenir exactement à l'endroit que nous souhaitions. Fût-il un vers que nous lisons, semblable à un vieux souvenir, et retrouver d'un geste tous ceux qui lui sont similaires. Et je ne dis rien des lexiques et des dictionnaires, sans compter les jeux de traductions et d'éditions, imaginons simplement qu'à portée des doigts, ce n'est plus un livre exemplaire que nous lisions, mais la superposition de ses variantes, de ses interprétations, faisant de la lecture une herméneutique. Les outils du langage et ceux de la communauté alliés sur le bord de la page vont renverser assurément les manières de lire.   

Mais il est probable que cette instrumentation ne soit portée ni par les libraires, ni par les éditeurs, mais par ceux qui sans posséder le fonds peuvent fédérer l'ensemble des parties-prenantes de la lecture. Il est certain que ceux qui comprendront qu'aider à lire, compte plus qu'apporter la matière à lire. Comme Deezer, last.fm, ou spotify c'est moins le matériau (musical ou littéraire) qui compte, mais la faculté de faire des play lists- des listes de lecture, de surligner, d'annoter, d'échanger, d'inventorier. Dans le monde du document, comme dans le monde du livre, ou de la musique, la valeur est dans la réception et non plus dans la diffusion.   


Pour visualiser la présentation : Technologies du Marketing